(nous autres, les minuscules...)

6th April 2014

Quote reblogged from with 4,659 notes

It is quite possible to leave your home for a walk in the early morning air and return a different person – beguiled, enchanted.
— Mary Ellen Chase (via sorakeem)

Source: seabois

25th March 2014

Link reblogged from Brush Strokes & Shutter-Clicks with 7 notes

I still have a photograph on the Mantelpiece.... →

brushstrokesandshutterclicks:

Today, we walked into the village with Hector dog. If you have a dog, people talk to you, and I still find it a pleasant surprise as I am afflicted with the desire to talk to complete strangers *all the time*, to the dismay of Matt sometimes, and am usually the one to instigate such conversations….

Les histoires minuscules.

8th March 2014

Quote with 2 notes

Mais, tu sais bien, rien n’est plus beau
que de ne vivre qu’à moitié
en suivant l’immense chemin
qui passe entre plusieurs mondes.
— André Dhôtel, la Vie passagère, Phebus.

11th January 2014

Photoset reblogged from Brush Strokes & Shutter-Clicks with 4,321 notes

brushstrokesandshutterclicks:

Japanese designer and architect Yusuke Oono creates these amazing 360° visual narratives by cutting layers of scenes into the pages of books.

Nous autres, les minuscules.

Source: enoqi

9th April 2013

Post with 8 notes

(minime) les mondes impossibles

L’oiseau perché sur le rebord de la fenêtre, regarde mon bureau et pense: “quels mondes impossibles et mystérieux se cachent en ces lieux ?”

4th March 2013

Post with 7 notes

Ce qu’ils veulent

Il y a ceux qui veulent que je les écoute, ceux qui veulent que je leur parle, ceux qui veulent que je les suive, ceux qui veulent que je leur montre, ceux qui veulent que je les attende, ceux qui veulent que je poursuive, ceux qui veulent que je paye, ceux qui veulent que je les rappelle, ceux qui veulent que je recommence, ceux qui veulent plus, ceux qui veulent encore, et aucun parmi eux, pas un, n’envisage une seconde de m’accorder ce que je veux. Ce que je veux n’est rien. Ce que je veux n’a jamais été. Et moi-même, j’ai tout oublié. Ça tombe bien. C’est tout ce qu’ils voulaient.

24th February 2013

Post with 4 notes

S’en remettre

image

Cette photo - la fillette observant l’immense octobasse avec ce mélange si délicieusement propre aux petites filles de curiosité et d’aplomb - m’a toujours fait penser à mon amie, Marika.

Marika avait toujours voulu devenir violoncelliste. Et elle avait fini par y arriver, décrochant sa place dans un orchestre professionnel, après de longues études au conservatoire et presque deux années de concours successifs et autant d’échecs.

La veille de son dernier concours, elle avait sympathisé avec une autre jeune fille, Amélie, au parcours similaire au sien. Elles avaient passé la soirée ensemble, concurrentes et si semblables qu’elles étaient. Leur vie, leurs espoirs, leurs échecs, les doutes, les colères rentrées, la rage parfois. Les hommes, leurs amours, leurs désirs aussi. Marika s’y intéressait peu, sa volonté s’était depuis longtemps calcifiée autour d’un seul objectif de pierre : vivre de son instrument. L’autre jeune fille s’en était étonnée. “Mais, et l’amour ?” soupirait-elle, romantique, et un brin rêveuse.

“Et quoi, l’amour”, songeait Marika, qui s’étonnait à son tour.

Elles ne s’étaient recroisées qu’après la proclamation des résultats. Marika avait réussi. Amélie avait échoué, c’était la dixième, vingtième, centième fois, et c’était toujours la même violente porte claquée sur elle, et elle pleurait, sans pouvoir s’arrêter. Leurs regards s’étaient croisés.

Et Marika s’était détournée, la douce et bienveillante Marika s’était détournée sans un mot, et le visage fermé. Et me voyant interloquée par ce mouvement qui ne lui ressemblait pas, elle m’avait dit tout bas : “Elle le voulait moins que moi. Elle s’en remettra.”

11th February 2013

Photo with 3 notes

L’arbre portait une petite robe de fête, une petite robe d’été, et se sentait léger, léger…

L’arbre portait une petite robe de fête, une petite robe d’été, et se sentait léger, léger…

10th February 2013

Post with 9 notes

J’ai la nostalgie du temps où je n’avais peur que des ogres, des cours de natation, et des longues digitales mauves sur le bord des routes. L’enfance et ses grandes peurs franches et bariolées, dessinées à grands coups de pinceaux sur d’immenses feuilles blanches, punaisées sur les murs.

Avec l’âge vient le temps des angoisses sourdes et des inquiétudes discrètes, qui se diffusent sans impatience dans nos tasses de thé.

Aucun mur ne supporte plus nos questions sans réponse et nos peurs sans objet.

Et ce sont elles, désormais, qui nous épinglent à leur grand tableau de liège, et qui nous regardent passer, aux multiples soleils de toutes ces années.

7th February 2013

Post with 2 notes

Dans le doute, je me tais.