Post with 1 note
L’oiseau perché sur le rebord de la fenêtre, regarde mon bureau et pense: “quels mondes impossibles et mystérieux se cachent en ces lieux ?”
Post with 5 notes
Il y a ceux qui veulent que je les écoute, ceux qui veulent que je leur parle, ceux qui veulent que je les suive, ceux qui veulent que je leur montre, ceux qui veulent que je les attende, ceux qui veulent que je poursuive, ceux qui veulent que je paye, ceux qui veulent que je les rappelle, ceux qui veulent que je recommence, ceux qui veulent plus, ceux qui veulent encore, et aucun parmi eux, pas un, n’envisage une seconde de m’accorder ce que je veux. Ce que je veux n’est rien. Ce que je veux n’a jamais été. Et moi-même, j’ai tout oublié. Ça tombe bien. C’est tout ce qu’ils voulaient.
Post with 3 notes

Cette photo - la fillette observant l’immense octobasse avec ce mélange si délicieusement propre aux petites filles de curiosité et d’aplomb - m’a toujours fait penser à mon amie, Marika.
Marika avait toujours voulu devenir violoncelliste. Et elle avait fini par y arriver, décrochant sa place dans un orchestre professionnel, après de longues études au conservatoire et presque deux années de concours successifs et autant d’échecs.
La veille de son dernier concours, elle avait sympathisé avec une autre jeune fille, Amélie, au parcours similaire au sien. Elles avaient passé la soirée ensemble, concurrentes et si semblables qu’elles étaient. Leur vie, leurs espoirs, leurs échecs, les doutes, les colères rentrées, la rage parfois. Les hommes, leurs amours, leurs désirs aussi. Marika s’y intéressait peu, sa volonté s’était depuis longtemps calcifiée autour d’un seul objectif de pierre : vivre de son instrument. L’autre jeune fille s’en était étonnée. “Mais, et l’amour ?” soupirait-elle, romantique, et un brin rêveuse.
“Et quoi, l’amour”, songeait Marika, qui s’étonnait à son tour.
Elles ne s’étaient recroisées qu’après la proclamation des résultats. Marika avait réussi. Amélie avait échoué, c’était la dixième, vingtième, centième fois, et c’était toujours la même violente porte claquée sur elle, et elle pleurait, sans pouvoir s’arrêter. Leurs regards s’étaient croisés.
Et Marika s’était détournée, la douce et bienveillante Marika s’était détournée sans un mot, et le visage fermé. Et me voyant interloquée par ce mouvement qui ne lui ressemblait pas, elle m’avait dit tout bas : “Elle le voulait moins que moi. Elle s’en remettra.”
Photo with 2 notes
L’arbre portait une petite robe de fête, une petite robe d’été, et se sentait léger, léger…
Post with 7 notes
J’ai la nostalgie du temps où je n’avais peur que des ogres, des cours de natation, et des longues digitales mauves sur le bord des routes. L’enfance et ses grandes peurs franches et bariolées, dessinées à grands coups de pinceaux sur d’immenses feuilles blanches, punaisées sur les murs.
Avec l’âge vient le temps des angoisses sourdes et des inquiétudes discrètes, qui se diffusent sans impatience dans nos tasses de thé brûlantes.
Aucun mur ne supporte plus nos questions sans réponse et nos peurs sans objet.
Et ce sont elles qui nous épinglent à leur grand tableau de liège, et qui nous regardent passer, aux multiples soleils de toutes ces années.
Photo with 1 note
Le chemin parcouru est-il réellement un chemin ? Ou n’est-il que celui que laissera, quelques instants seulement, la trace de nos pas ? Allez, allons, retourne toi. Une plage blanche est devant toi.
Photo reblogged from Watch Me Fall with 8,470 notes
A boy sits amid the ruins of a London bookshop following an air raid on October 8, 1940, reading a book titled The History of London.
(Nous autres, les minuscules)
Source: The Atlantic
Post with 6 notes
Une chambre en désordre, une vie compliquée, une tasse de thé.
Page 1 of 4